Archive pour Repression

Besançon: Le 16 mai 2012, les flics perturbent la table d’information organisée en solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno

Posted in Anti-répression, Anticarcéral, Local with tags , , , , , , , , , , , , on mai 17, 2012 by fragmentdemanif

Le 14 mai s’est ouvert le procès antiterroriste de 6 camarades à Paris, des militant.e.s politiques d’extrême-gauche luttant pour les sans-papiers, contre les centres d’enfermement (prison pour adultes ou mineurs, CRA, etc), contre les politiques plus que sécuritaires mises en place ces dernières années…

En solidarité avec ces militant.e.s qui subissent la répression depuis maintenant 4 ans, la CNT 25 avait annoncé une table d’information sur cette affaire, sur la répression, la prison… le mercredi 16 mai à 15h sur la Place Pasteur à Besançon.

A peine 10 minutes après avoir installé leur table avec brochures et tracts, les quelques militant.e.s de la CNT 25 se sont fait emmerder par un flic municipal, manquant de politesse, qui voulait les voir remballer leurs affaires et rentrer chez ell.eux pour cause de non autorisation d’occupation du domaine public. Etant sur une place piétonne, devant une sucette publicitaire temporaire (trônant au milieu de cette place désertée depuis sa reconstruction) et entre 2 pierres tombales sensées être du « mobilier urbain », avec une table pliante, les militant.e.s ne gênaient en rien l’espace public et troublaient encore moins l’ordre public. Quoi que ? Sortir de chez soi pour parler politique, c’est peut-être déjà « radical »… Mais bon, une table, c’est déjà trop pour ce flic de la ville… qui commence à attirer les passant.e.s. Devant le refus des militant.e.s de remballer leur table, le flic menace, commence à s’énerver et à hausser la voix, menace d’amende et annonce même que la distribution de tract est interdite en ville… Après avoir vu tant de politicard.e.s ump, ps, eelv, fdg… nous assommer de tracts/flys depuis des mois pour l’ élection du roi, j’ai du mal à y croire…

Le municipal appelle donc des collègues en renfort… Bientôt, 2 cyclistes, puis 2 motards le rejoignent sur la place, sans grand enthousiasme et sans réponse à donner en matière d’occupation du domaine public ou de distribution de tracts… Quelques minutes plus tard, la nationale qui faisait son tour en ville, s’arrête aussi… Nous y voilà, 5 municipaux et 2 nationaux pour une table et une poignée de militant.e.s… Dans le train-train du mercredi après-midi, des passant.e.s sont abasourdi.e.s, d’autres curieu.se.s et viennent demander un tract, des informations ou témoigner de leur indignation, d’autres encore ont été séduit.e.s par le discours sécuritaro-xénophobo-extrême-droitiste diffusé par le gouvernement pendant au moins 10 ans et on se dit qu’il y a encore du taf pour virer toutes ces merdes de leurs esprits…

Après près de 40 minutes de discussion un peu houleuse et sous la pression des flics (prise d’identité et amende – à recevoir ultérieurement), les militant.e.s finissent lentement de ranger brochures et tracts. Ceci fait, les municipaux s’en vont et la nationale va, quelques dizaines de mètres plus loin, vaquer à ses occupations et contrôler des jeunes à casquettes… Les militant.e.s de la CNT 25 finissent tout de même de distribuer leurs tracts jusqu’à ce qu’il.le.s n’en aient plus…

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

Solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno !

Un petit rappel des faits :

Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève-pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire.

Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2007.

Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “anarcho-autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement « CPE ». Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage.

Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en correctionnelle.

Mauvaises intentions, 29 février 2012.

Et pour d’autres info voir sur http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

Sur Le Jura Libertaire, des infos sur le déroulement du procès en cours:

https://juralib.noblogs.org/2012/05/15/proces-mauvaises-intentions-premiere-journee/

https://juralib.noblogs.org/2012/05/15/proces-mauvaises-intentions-premiere-journee-2/

https://juralib.noblogs.org/2012/05/16/proces-mauvaises-intentions-deuxieme-journee/

https://juralib.noblogs.org/2012/05/17/proces-mauvaises-intentions-troisieme-journee/

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Besançon, 30 mars 2012, Pour la venue de Sarko, la police frappe encore…

Posted in Local, Vidéo with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on mars 31, 2012 by fragmentdemanif

30 mars 2012 à Besançon, venue de Sarko pour un meeting qu’il n’avait apparemment prévu de faire – mais sous la « pression » de la venue d’autres candidats et des « militant.e.s UMP » se sentant délaissé.e.s, il l’a fait… Alors comme d’hab (même si on sait pas bien si c’est le président ou le candidat qui se déplace), on voit débouler une dizaine de cars de CRS, des cars de gendarmes – tous surarmés bien évidemment – pour faire la « sécurité » en ville aidé par une police locale survoltée… Faut dire que c’est un événement, faudrait pas qu’il y ait de vagues… Tout le monde l’aime cet homme-là, c’est bien connu…

Le meeting était prévu à 17h à Micropolis. Vers 16h, une bonne cinquantaine de militant.e.s et autres Bisontin.e.s vraiment peu fans des idées de NS et de son parti commencent à se réunir devant les portes du parking de Micropolis sans même tenter d’entrer, quel intérêt ? Il.le.s déploient tranquillement une banderole « Regarde ta rolex, l’heure de la révolte a sonné! » (et non la « révolution » comme on peut le voir dans la « presse », mais on peut pas leur demander de savoir lire…si? non?), d’autres sortent des drapeaux, etc… Zéro agitation, pas même un slogan de crié…

Un UMP du coin passe en voiture en insultant les manifestant.e.s, certain.e.s lui répondent et là, c’est le drame pour les organisateurs du meeting et les forces de « maintien de l’ordre »…

Une quarantaine de CRS est très rapidement déployée (il doit être aux alentours de 16h30) dans le but de repousser les vilains manifestant.e.s: le tout sans ménagement, parce que les manifestant.e.s ne reculent pas assez vite… Alors on les pousse, on leur gueule dessus, on leur marche dessus, on les menace de la matraque, on menace d’utiliser les gaz… Les flics sont quelque peu agressifs, des gens résistent quand on les poussent ou les agrippent, des drapeaux s’agitent, les flics aussi, ça s’empoigne un peu…

Les flics entrainent à l’arrière un manifestant en le tenant (plus que fortement vu la situation) par le cou, contrôlent ses papiers et le laissent rejoindre la manif en lui disant « Premier avertissement ». Apparemment, cela ne sait pas passé aussi bien pour un syndicaliste de SUD qui s’est fait menotté et embarqué pour ne pas avoir voulu bouger… Finalement les manifestant.e.s sont encerclé.e.s par les CRS, certains visiblement démangés par une envie forte d’utiliser matraques, lacrymo ou flashball… Encerclé.e.s, les manifestant.e.s n’ont pas le droit de sortir du « cercle », même pour quitter totalement la manif , aller prendre le bus à l’arrêt d’en face… Tu peux rentrer, mais tu peux pas sortir… On peut partir quand? On sait pas… Bref, cette rétention illégale a duré près de 3 heures, manifestant.e.s sur le trottoir et flics sur la route, empêchant les bus de ville de suivre normalement leurs trajets – mais en même temps, du côté de Sarko, on s’en fout du service public…

Vers 19h, les CRS lèvent le camp: le meeting est fini depuis longtemps, mais ils avaient décidé de rester à surveiller leurs parqué.e.s jusqu’à ce que le parking soit vide ou presque. Tout le monde se disperse tranquillement… En passant devant les grilles de Micropolis, les manifestant.e.s se font apostropher par des militant.e.s de la section Retraite de l’UMP (toujours se méfier des vieux, ce sont des teignes déguisées en victimes) qui agitent frénétiquement des drapeaux bleus-blancs-rouges distribués au meeting (parce qu’ils n’ont pas de drapeaux à l’UMP, ils filent des T-shirts moches). Les manifestant.e.s répondent, des gens du groupe de l’UMP se déplacent vers ell.eux, sortent des matraques téléscopiques, commencent à empoigner des manifestant.e.s et à frapper avec leurs matraques. Ce n’est pas le service d’ordre UMP (quoi que des fois on se demande), ce sont des flics en civil, sans brassards (l’un d’eux en met un à un moment). Ils embarquent un manifestant qui sera apparemment relâché plus tard.

Si les élections changeaient les choses, elles seraient interdites depuis longtemps alors désertons les urnes et occupons la rue !

D’autres compte-rendus ici et

Besançon, 26 novembre 2011 – NON au fichage ADN !

Posted in Local with tags , , , , , , , , , , on novembre 26, 2011 by fragmentdemanif

Cet après-midi, Place Pasteur, des militant.e.s de gauche et d’extrême-gauche – membres de partis ou non, se sont rassemblé.e.s pour manifester leur refus du fichage ADN généralisé dans ce pays. Pancartes et cartons recouverts de slogans sont brandis dans la rue, des prises d’empreinte génétiques fictives sont organisées pour entamer le dialogue avec les passant.e.s, des explications sont données au mégaphone…

QUELQUES BONNES RAISONS DE REFUSER LE FICHAGE ADN

Le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), qui compte déjà 700 000 échantillons d’ADN, se remplit à une cadence industrielle. A présent, les flics mettent la pression pour prélever la salive lors des gardes à vue, sous n’importe quel prétexte. Refusons ce fichage !

Parce qu’en accumulant ces données, l’Etat prétend pister l’ensemble de nos faits et gestes et fournir à travers « l’analyse par l’ADN » la preuve judiciaire que les experts, les médias, la justice présentent comme indiscutable.

Parce qu’ils utilisent cette arme pour nous foutre la trouille et nous faire tenir tranquilles, et parce que nous n’avons pas l’intention de subir cela sans broncher.

Parce que ce fichier supplémentaire et le contrôle toujours plus systématique permet à la fois de cibler telle ou telle catégorie à « risques », et de gérer les populations selon les intérêts économiques, sanitaires, migratoires des possédants et de l’État.

Parce que refuser ce fichage, c’est aussi rejeter la logique de ce monde, où la génétique, comme les autres sciences, nous réduit à des objets de manipulations et de statistiques, et pour lesquelles la planète entière devient champ d’expérimentation.

Parce que le pouvoir prétend résoudre les problèmes, alors qu’il en crée de nouveaux, comme l’aggravation des famines et des maladies par les OGM. Tout en favorisant, au nom de notre sécurité et toujours pour « notre bien », l’ouverture de nouveaux marchés lucratifs.

Parce qu’il affirme nous protéger, quand il nous contraint à survivre dans des milieux mortifères sous contrôle médical et policier.

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Si le code pénal prévoit de punir le refus de prise d’ADN (théoriquement jusqu’à un an ferme et 15000 euros d’amende), les peines doivent être proportionnelles au délit principal. En pratique, le refus n’est pas systématiquement poursuivi.
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Besançon, 19 novembre « Dégagez, mon corps m’appartient !! » – Manif pro-choix contre les cathos intégristes d’SOS tout pourris

Posted in Antifa, Local, Santé with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on novembre 19, 2011 by fragmentdemanif

Ce samedi 19 novembre 2011, les cathos intégristes de SOS tout pourris se sont réuni.e.s à Besançon pour une prière de rue devant la cathédrale St-Jean (si, si, l’évêque de la ville ne leur a pas autorisé l’entrée dans son église et comme ils sont pas musulmans personne ne s’offusque qu’ils soient dans la rue…) afin de « sauver les âmes  » des foetus « victimes » d’avortement. Cette prière était également dirigée contre la contraception (pilule, stérilet, capote…). Cette vingtaine de personnes très âgées (et en grande majorité des hommes…) avaient réussi à trouver…pouh 4 personnes de moins de 50 ans et deux enfants…

Face à eux, une bonne cinquantaine de manifestant.e.s antifa, anarchistes… tou.te.s pro-choix que deux rangs de flics (avec flash-balls et gazeuses…) et un fourgon bloquent à la Porte Noire. Pendant une heure et demi, banderoles ( « Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent », « Occupe -toi de ta prière, on s’occupe de nos ovaires »), pancartes, slogans… ont été opposés aux ave maria de ces vieux séniles…

Sur la route du retour, le cortège a croisé un stand UMP… tracts et tables ont fini par terre… Un UMPiste dégaine son portable et appelle la cavalerie… 2 fourgons de flics et 5 voitures sont d’abord déployés Place Pasteur puis les flics repartent pour cette fois cerner la libraire anarchiste L’Autodidacte où un manifestant est embarqué.

Photo vue chez @drapeau_noir

Une heure plus tard, devant le commissariat, rassemblement de soutien avec banderoles qui obtient en très peu de temps la libération du manifestant.

Le manifestant devant être libéré dans les 10 minutes, on nous a « prié » de ranger la banderole « Police partout / Justice Nulle part!  » parce que quand même…

D’autres compte-rendus de la manif sur:

http://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2011/11/20/besancon-police-nationale-milice-du-capital-et-de-lordre-moral-resume-du-rassemblement-pro-choix-de-ce-19-novembre-2011/

http://communismeouvrier.wordpress.com/2011/11/19/besancon-droit-des-femmes-face-aux-integristes/

http://cntbesancon.wordpress.com/2011/11/21/besancon-resume-du-rassemblement-pro-choix-du-19-novembre-2011contre-les-cathos-integristes-dsos-tout-petits/

31.05.2011, Besançon: avec la pluie le campement déménage Place Granvelle

Posted in Alter, French Revolution Besancon, Local, Solidarité internationale with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on mai 31, 2011 by fragmentdemanif

Hier soir avec l’arrivée de la pluie et dans l’optique de continuer d’occuper mais sans tente, les campeur.euse.s ont bougé leurs affaires, pancartes et banderoles vers la Place Granvelle et son kiosque.

Aujourd’hui, on s’installe tranquillement, on discute avec les passant.e.s – souvent intéressé.e.s, on fait une petite vaisselle à la roots en discutant avec les enfants du parc, on fait des pancartes… et on tire aussi les premiers tracts…

Plus d’info sur le mouvement au niveau national sur cet outil collaboratif: PiratenPad

Le blog du mouvement bisontin: Besançon Démocratie réelle