Archive for the Anti-répression Category

[Besançon] En solidarité avec la lutte des mineurs des Asturies – 14 juillet 2012

Posted in Ailleurs, Anti-répression, Solidarité internationale with tags , , , , , , , , , , on juillet 17, 2012 by fragmentdemanif

Article publié le 16 juillet sur Le Chat Noir Emeutier

Une dizaine de personnes s’est rassemblée devant le consulat d’Espagne à Besançon, qui est honoraire et pour cause: les manifestant-e-s ont trouvé la porte close une fois de plus (la dernière fois) et ont donc laissé quelques traces de leur passage dans le bâtiment en collant quelques autocs évoquant solidarité internationale et lutte de classes.

Le petit groupe s’est ensuite dirigé vers le pont Denfert Rochereau, histoire d’exposer à la vue du plus grand nombre de bisontin-e-s présent-e-s dans les rues de Besançon en ce début d’après-midi, la banderole de la CNT 25 empruntée pour cette action.

Pour finir, les manifestant-e-s se sont posté-e-s devant la banque du CA avec la banderole durant quelques minutes, avec discussions avec les passant-e-s et lancé de pétards….

Toute notre solidarité avec les 8000 mineurs asturiens en grève depuis un mois et demi, qui se défendent avec courage et détermination face aux charges de la garde civile, toujours plus équipées et toujours aussi brutales (plus de 40 blessé-e-s du côté des manifestant-e-s lors de la manifestation de Madrid du 11/07/2012!)

Les barricades bloquent les routes mais ouvrent la voie !

Face à l’austérité, grève générale !

Mur à proximité de la gare de Besançon-Viotte ce samedi 14 juillet 2012

Petit clin d’oeil à Toufik de Planoise, à qui j’ai piqué la première photo et qui a également fait un compte-rendu de l’action

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Besançon: Manif en solidarité avec les mouvements sociaux réprimés au Québec et dans le reste du Canada

Posted in Anti-répression, Education, Local, Solidarité internationale with tags , , , , , , , , , , , , , , on juin 24, 2012 by fragmentdemanif

Au Québec, les étudiant.e.s font grève depuis bien plus de 100 jours contre la hausse des frais de scolarité (+75% sur 5 ans). Se heurtant au mutisme du gouvernement, il.le.s ont fait des manif monstres, violemment réprimées par les forces de l’ordre et soldées par de nombreuses arrestations. Mais, les manifestant.e.s n’ont pas cessé pour autant de descendre dans la rue encore et encore… Face à la violence de la répression, de nombreuses personnes rejoignent le mouvement qui semble devenir plus social qu’étudiant.

Puis arrivent la loi anti-masque et la loi 78 dite « loi spéciale », déclarant illégale toute manifestation dont les autorités ne connaitraient pas les organisateurs, l’heure et le lieu de départ, le parcours complet… et exposant les « organisateur.ice.s » à de lourdes amendes.

Parallèlement, des grévistes de la Canadian Pacific se sont vu imposer une loi du même style pour les forcer à reprendre le travail, bref pour briser la grève et les empêcher de lutter pour leurs droits…

C’est donc dans le cadre d’un appel international pour une journée de solidarité avec les manifestant.e.s – étudiant.e.s ou non – du Québec et du Canada en général que l’AMEB, la CNT 25 et Initiative communiste ouvrière ont appelé à une manif de soutien avec casseroles ce dimanche 24 juin à 14h30 place Marulaz à Besançon. Dans la foulée du Resto Trottoir, une trentaine de personnes a répondu à cet appel et un petit cortège s’est élancé en direction du centre-ville derrière une banderole « Quand l’injustice devient la loi, la résistance est un devoir ! » et muni de drapeaux rouges, noirs, rouges et noirs et de casseroles…

Certes un cortège pas énorme – mais c’est fin juin et c’est dimanche – mais pas mal de tintamarre, de personnes intriguées et de tracts distribués… Pour le symbole, la manif s’est tranquillement dissoute devant la fac.

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

Le tract distribué à la manif ici

Besançon: Le 16 mai 2012, les flics perturbent la table d’information organisée en solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno

Posted in Anti-répression, Anticarcéral, Local with tags , , , , , , , , , , , , on mai 17, 2012 by fragmentdemanif

Le 14 mai s’est ouvert le procès antiterroriste de 6 camarades à Paris, des militant.e.s politiques d’extrême-gauche luttant pour les sans-papiers, contre les centres d’enfermement (prison pour adultes ou mineurs, CRA, etc), contre les politiques plus que sécuritaires mises en place ces dernières années…

En solidarité avec ces militant.e.s qui subissent la répression depuis maintenant 4 ans, la CNT 25 avait annoncé une table d’information sur cette affaire, sur la répression, la prison… le mercredi 16 mai à 15h sur la Place Pasteur à Besançon.

A peine 10 minutes après avoir installé leur table avec brochures et tracts, les quelques militant.e.s de la CNT 25 se sont fait emmerder par un flic municipal, manquant de politesse, qui voulait les voir remballer leurs affaires et rentrer chez ell.eux pour cause de non autorisation d’occupation du domaine public. Etant sur une place piétonne, devant une sucette publicitaire temporaire (trônant au milieu de cette place désertée depuis sa reconstruction) et entre 2 pierres tombales sensées être du « mobilier urbain », avec une table pliante, les militant.e.s ne gênaient en rien l’espace public et troublaient encore moins l’ordre public. Quoi que ? Sortir de chez soi pour parler politique, c’est peut-être déjà « radical »… Mais bon, une table, c’est déjà trop pour ce flic de la ville… qui commence à attirer les passant.e.s. Devant le refus des militant.e.s de remballer leur table, le flic menace, commence à s’énerver et à hausser la voix, menace d’amende et annonce même que la distribution de tract est interdite en ville… Après avoir vu tant de politicard.e.s ump, ps, eelv, fdg… nous assommer de tracts/flys depuis des mois pour l’ élection du roi, j’ai du mal à y croire…

Le municipal appelle donc des collègues en renfort… Bientôt, 2 cyclistes, puis 2 motards le rejoignent sur la place, sans grand enthousiasme et sans réponse à donner en matière d’occupation du domaine public ou de distribution de tracts… Quelques minutes plus tard, la nationale qui faisait son tour en ville, s’arrête aussi… Nous y voilà, 5 municipaux et 2 nationaux pour une table et une poignée de militant.e.s… Dans le train-train du mercredi après-midi, des passant.e.s sont abasourdi.e.s, d’autres curieu.se.s et viennent demander un tract, des informations ou témoigner de leur indignation, d’autres encore ont été séduit.e.s par le discours sécuritaro-xénophobo-extrême-droitiste diffusé par le gouvernement pendant au moins 10 ans et on se dit qu’il y a encore du taf pour virer toutes ces merdes de leurs esprits…

Après près de 40 minutes de discussion un peu houleuse et sous la pression des flics (prise d’identité et amende – à recevoir ultérieurement), les militant.e.s finissent lentement de ranger brochures et tracts. Ceci fait, les municipaux s’en vont et la nationale va, quelques dizaines de mètres plus loin, vaquer à ses occupations et contrôler des jeunes à casquettes… Les militant.e.s de la CNT 25 finissent tout de même de distribuer leurs tracts jusqu’à ce qu’il.le.s n’en aient plus…

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

Solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno !

Un petit rappel des faits :

Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève-pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire.

Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2007.

Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “anarcho-autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement « CPE ». Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage.

Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en correctionnelle.

Mauvaises intentions, 29 février 2012.

Et pour d’autres info voir sur http://infokiosques.net/mauvaises_intentions

Sur Le Jura Libertaire, des infos sur le déroulement du procès en cours:

https://juralib.noblogs.org/2012/05/15/proces-mauvaises-intentions-premiere-journee/

https://juralib.noblogs.org/2012/05/15/proces-mauvaises-intentions-premiere-journee-2/

https://juralib.noblogs.org/2012/05/16/proces-mauvaises-intentions-deuxieme-journee/

https://juralib.noblogs.org/2012/05/17/proces-mauvaises-intentions-troisieme-journee/

STOP ACTA ! Manif bisontine du samedi 25 février 2012

Posted in Anti-répression, Local, Solidarité internationale with tags , , , , , , , , on février 26, 2012 by fragmentdemanif

Samedi 25 février 2012, une quarantaine de personnes se sont retrouvées aux alentours de 14h sur la Place de la Révolution pour manifester encore une fois leur refus d’ACTA, Hadopi etc… Un peu moins nombreu.se.s cette fois, mais bien plus de tracts à distribuer aux passant.e.s… pendant la manif qui fait un petit tour de la ville accompagnée de deux voitures de flic et d’un motard. Encore une fois, des flics à pied qui guettent le moindre masque avant de foncer sur le ou la porteur.euse de masque pour le lui faire enlever… Parce qu’encore une fois, un masque c’est dangereux… Ouh la la ! Oui c’est très dangereux !

La manif s’est dispersée tranquillement après un retour sur la Place de la Révolution.

 

Justice pour Ayoub ! Rassemblement de soutien à Audincourt le 8 février 2012

Posted in Ailleurs, Anti-répression, Franche-Comté with tags , , , , , , , , , , , , , on février 8, 2012 by fragmentdemanif

Le 7 février 2011, Ayoub n’a pas été blessé par la bagarre qui opposait deux bandes de jeunes quelques mètres plus loin, mais il est pourtant le seul blessé cet après midi là, au centre ville d’Audincourt.
Ce sont au contraire les « policiers » qui l’ont mutilé: d’un tir de flash ball Ayoub a perdu un oeil. Qu’il ait été atteint parait tristement logique, il ne bougeait pas, ne courrait pas… Il attendait simplement son bus.

Un an plus tard, le mercredi 8 février 2012, par un temps glacial, entre 70 et 80 personnes (familles, amis, et sympathisant.e.s de la cause d’ Ayoub) étaient rassemblées, pour réclamer la Justice pour Ayoub sur les lieux-mêmes de son agression violente.
Le cortège, jeunes en tête derrière une banderole « Justice pour Ayoub »,   a parcouru les quelques mètres qui les séparaient de l’abri bus tragique avant une prise de parole derrière deux banderoles.
Si cette déclaration sonne bizarrement, puisqu’elle défend d’emblée les policiers (nécessaires et qui nous sécurisent) et leur demande de faire la différence entre « les innocents » et les autres, les discussions avant la dispersion condamnaient plus directement les violences policières quelles qu’elles soient.

Bien remarquée aussi, l’absence des élus PS locaux qui annulaient en décembre 2011 le concert antifasciste de ZEP…

Ayoub s’ajoute tristement à la liste des victimes policières locales (Mohamed B. est mort après être entré vivant dans un fourgon de police un an avant dans la même ville), régionales (Hakim M, à Gray poussé dans un mur après une poursuite « pour rien » en voiture, Joseph P. à Amancey, mort en Garde à Vue à 77 ans pour une suspicion de faits mineurs) et nationales (la liste est hélas trop longue!!!)

 

La peine de mort existe encore et les flics l’appliquent dans la rue…

POLICE PARTOUT, JUSTICE NULLE PART !